APA CKCPR : duo gagnant !

Parce que ça fait plus d’un an que notre club adoré, le Club de Canoë Kayak de Pont-Réan (CKCPR) se mobilise pour ce projet fabuleusement humain.

Parce que Fabienne Michel, Cécile Barbier, Christelle Séveno, Christine Etienne, Michel Noël, Franck Goueri, Maxence Guizou, Magali Roussel, Mickaël Le Soliec et Mélanie Roger l’ont voulu et se sont armés pour que naisse ce formidable programme sur-mesure nouveau.

Parce que certains sont des as de chefs de projet, d’autres des éducateurs éclairés profondément humanistes, d’autres encore des kayakistes vétérans engagés pour que leur club continue de grandir et s’épanouir.

Parce que pratiquer le kayak dans un écrin de verdure protégé comme notre belle vallée de la Vilaine, sur une eau calme et accueillante applaudie silencieusement par des saules, des lotus jaunes et leurs forêts de nénuphar à la belle saison, ça se partage.

Parce qu’une fois assis.e sur l’eau, c’est tout qui se connecte et s’apaise. En méditation instantanée.

Parce qu’en APA, on prend son temps. En APA les éducateurs sont à notre écoute. En APA, la nature et l’humain sont liés. En APA, on découvre le bonheur d’être vivant.e.

Alors, l’équipe du bureau, les éducs avec une kayakiste malade, ont joint leur forces et atouts, et l’effervescence s’est produite.
Maxence et Mickaël se sont formés, Mélanie l’était déjà, son avis nous était précieux. Fabienne s’est démenée pour porter notre beau projet devant la consécration des institutions en vigueur. Cécile, Christelle, Christine, Michel et Magali ont arpenté médecins, amis, kinés et oncologues de Pont-Réan à Nantes en passant par Rennes, Guichen et Bruz.

Les embarcations se sont rhabillées de neuf, les réserves belles comme un sou neuf, tout rénové comme les vœux du bon génie d’Aladin. Tout pour naviguer tranquillement et ne se poser aucune question.

Sont accueillis à bras ouverts hommes ou femmes en ALD, quel que soit le cancer.
L’APA est destinée à une personne ayant un cancer ou en ayant eu un.

Ca y est, c’est fait. On l’a. La Certification PAGAIE SANTÉ !

Merci Catherine Paoletti, la commission nationale Pagaie Santé et le B.Ex. Fédéral.

Magali

APA, y’a ka !

À toute la tribu APA de l’année dernière, en récidive cette année : Anne-Marie, Candida, Nathalie, Michel.
Et moi bien sûr.

L’APA est en danger.
On nous prend pour des invertébrés en voie d’extinction.
Pourquoi ?
Parce que nous sommes si peu nombreux encore, que si nous ne sommes représentés que par un ou une d’entre nous sur l’eau deux vendredis de suite, nos supers mono angoissent et en concluent que l’APA est mort..

Or l’APA c’est juste une tranche de fou-rire le vendredi après-midi, un moment extra où on retrouve les copains, les potes quoi.
Un intervalle dans cette vie bancale où on est comme tout le monde. Ou même mieux, on est en paix avec notre corps à la ramasse, où celui-ci devient un allié. Un outil, une force, se solidarise et, avec notre esprit, devient un.

Sur l’eau, assis sur l’eau, les fesses sur l’eau, on revit.
En apesanteur.
En plus, étonnamment le vendredi après-midi le soleil nous baigne de ses rayons à chaque fois.

Bon, ok Pepita-Candida est en déplacement express de cœur au Portugal 🇵🇹. Elle nous reviendra.

Poussin-Nathalie n’est pas prête non plus à lâcher la troupe ni nos rdvs sur l’eau buissonniers.

Notre nouvelle copine Anne-Marie a aussi décidé de se réinscrire en APA cette année. Avec quelques vendredis sautés, snif.

Reste notre Charly-Michel, chef de file de ces drôles de dames. Cutting on edge de sa forme, selon ce que le cœur lui en dit, à barboter avec classe et fougue avec nous le vendredi, ou en funambule dans son wooper le samedi matin.

Quant à moi, je cumule. Plutôt deux fois qu’une. Quand on a gouté à l’ivresse du tout-est-possible sur l’eau, plus rien n’existe vraiment en dehors.
J’ai repris du poil de la bête grâce à ce groupe éclaboussant de force de vie et d’efforts à notre dose. J’y ai rencontré des ami.e.s pour toujours. J’y ai rencontré une famille. Dans les autres sessions aussi.
Je double la dose donc. Vendredi APA et samedi Adultes loisirs.
À fond toutes les 2 semaines. Ça se décale dans le temps, certains mois ça fera 3 semaines entrecoupées, donc. Le reste du temps j’irai parasiter un autre club (beaucoup moins fun et sympa que le nôtre), hors Bretagne, ça s’explique 😂.

L’APA n’est pas mort.
Comme le roseau, il plie mais ne rompt pas. Toujours vivant.

A votre santé !

Magali
« Toujours pas en rémission. Mais je tiens le bon bout. »