Le CKCPR fête ses champions du Monde samedi 23 nov.

Samedi 23 novembre 2019, le Canoë-Kayak Club de Pont-Réan organise une après-midi festive en l’honneur de ses trois champions du Monde. Vous êtes cordialement invités à assister à 17h30 à la conférence débat avec nos trois champions et à la séance de dédicaces qui suivra.

Après les résultats exceptionnels obtenus en 2019 (Tony Debray, champion du Monde en individuel, double champion du Monde par équipe, champion de France, Louis Forgeard, vice-champion du monde par équipe, champion de France, Hélène Raguénès, championne du Monde par équipe, championne de France) nos trois athlètes de haut niveau, membres de l’équipe de France démarrent une nouvelle saison avec en ligne de mire les championnats du Monde qui se dérouleront en 2020 aux Etats-Unis.

 

Sitôt champion du monde, Tony Debray part faire plus de 3000 kilomètres à vélo

La Bretillien Tony Debray, ici en Espagne, est enfin arrivé dans le Nord du Maroc en fin de semaine.

Le Bretillien Tony Debray, 29 ans, sociétaire du kayak club de Pont-Réan et membre du pôle France de Cesson-Sévigné, est devenu champion du monde de descente en canoë biplace, à La Seu d’Urgell, fin septembre. Dans la foulée, il a pris son vélo direction Agadir, au Maroc. Seul. Il était il y a quelques jours du côté de Tanger.

Comment s’est passée votre saison internationale ?

Je pense que c’est ma meilleure saison internationale depuis mes premiers championnats du monde senior (2011). Ma saison en canoë biplace a été parfaite. Mon coéquipier Louis Lapointe (Gérardmer) et moi avons frôlé l’excellence cette année avec un nos titres de champions d’Europe et de champions du monde sprint. Nous venons enfin accrocher la dernière médaille qui manquait à notre palmarès. Aujourd’hui, nous pouvons le dire : nous avons tout gagné. Sur le monoplace, je suis très satisfait également, je remporte le titre de champion de France, d’Europe et une petite déception sur ce mondial avec une 5e place. Je suis persuadé que ma préparation était optimale, mais une petite erreur de navigation lors du milieu de la course m’aura très certainement coûté le podium ou même la victoire.

Quel est ce projet de partir à vélo sitôt le Mondial terminé ? Quel est votre itinéraire ?

L’idée était de partir d’Andorre, tout près de La Seu d’Urgell, et de me rendre dans le Sud. J’ai choisi Agadir (Maroc) comme arrivée, parce que c’est la dernière ville avant le désert du Sahara et parce que, pour moi, le Maroc est un pays inconnu. J’ai la chance d’avoir pas mal voyagé les années passées mais l’Afrique, si vaste soit elle, est encore pour moi un grand point d’interrogation. Pourquoi ne pas commencer par là. En support, j’ai choisi le vélo. Et pas n’importe lequel, « Kévin » (il prénomme son vélo ainsi). Je me dis toujours que 6 km/h c’est trop lent (à pieds) et que 100 km/h c’est trop rapide (en voiture). Donc, 30 km/h c’est le bon compromis. J’ai le temps de discuter avec « Kévin », de m’arrêter, de respirer.

Dès le lendemain de votre titre mondial… Pourquoi ?

Pour moi l’objectif numéro un de 2019 était ce championnat du monde. L’objectif numéro deux était ce voyage. Pourquoi ne pas conjuguer les deux ? J’ai donc profité d’être en Espagne, collé à l’Andorre, pour me lancer dans cette aventure. La finale du canoë biplace était le samedi à 19 h 40. Le lendemain, à 11 h, j’étais sur ma monture en direction du Maroc. Pour moi, c’est primordial de couper ce genre de saison interminable. Le mental a un rôle fondamental dans la performance. J’ai visualisé cette manche de sprint des milliers de fois avant de la courir. Ces derniers mois, tous mes actes étaient tournés pour cette minute de sprint. Autant physiquement que mentalement, j’ai laissé beaucoup d’énergie là-dedans. Paradoxalement, ce voyage est un moyen pour moi de récupérer. Étant incapable de rester à la maison, cela m’a semblé une bonne option. Une superbe option même.

Vous aviez besoin de partir.

L’aspect physique est à prendre en compte. La solitude est également un facteur important. Le défi est aussi intéressant que le voyage selon moi. C’est ce qui, pour moi, différencie le sportif du compétiteur. Je me visualise plus sur la deuxième option.

Il y a aussi une dimension éco-responsable dans votre voyage ?

À l’aube de mes 30 ans ma sensibilité envers la nature est à son paroxysme. Tout ce qui se passe autour de nous est un désastre. Et j’en fais tristement partie aussi. Selon moi, c’est une question de curseur. Chacun met son curseur au niveau où il le souhaite. Ça commence par ton voisin qui fait le tri sélectif, ton cousin qui fait son compost et sa lessive et qui fait partie de Greenpeace. Aujourd’hui, j’aimerais monter mon curseur écologique de mon côté aussi. L’un des seuls pouvoirs dont je dispose pour profiter de la vie en tentant d’avoir le moins d’impact possible sur notre planète, c’est un voyage à la découverte d’une faune et d’une flore à l’aide de mes petites gambettes. Chacun place son curseur où il le souhaite mais on peut tous faire mieux. Je pense que le vrai combat de notre époque est un combat commun et que, pour la première fois de l’histoire, il faudra que l’on arrive à tous conclure un accord commun pour l’humanité si nous voulons que nos enfants puissent faire des cabanes dans les arbres un jour. J’ai cette chance de pouvoir montrer que ce type de voyage est possible. Donc laisse ta voiture là où elle est, et va pédaler le nez au vent. Tu verras c’est bien.

Il y a deux ans, vous étiez déjà parti le lendemain du Mondial, de Toulouse à Athènes, à vélo. Comment s’était passé ce premier voyage ?

Pour Athènes, j’avais besoin de challenge. J’ai donc fait les choses simplement : j’ai ouvert une carte d’Europe et j’ai regardé la ville la plus au Sud. Athènes. Ensuite différentes questions concernant l’itinéraire se sont posées. J’ai rencontré une personne avant le départ qui a fait la descente de l’Italie pour ensuite prendre un ferry pour rejoindre la Grèce. Cette idée ne m’enchantait guère. J’aime découvrir du pays et, en prenant l’option de la descente de la mer Adriatique, j’avais la chance de traverser neuf pays différents. Et c’est donc après 40 jours et 3 562 km que j’ai rejoint l’Acropole depuis Toulouse. Un voyage inoubliable pour moi.

Pas de grasses matinées, donc.

J’ai mis beaucoup de temps à prendre mes marques au début de ce périple vers le Maroc. La discipline est une chose à laquelle il faut s’astreindre si on veut rester un minimum performant. Donc on oublie les grasses matinées, oui, et les nuits arrosées.

Rencontrez-vous des difficultés ?

L’aspect mental a une grande place dans ce genre d’expédition. Il est d’ailleurs sûrement plus important que l’aspect physique. J’ai constaté ça lors de la dernière semaine en Grèce où mon corps subissait l’accélération des derniers jours pour être à l’heure pour le départ de l’avion retour car je rentrais en avion et j’avais réservé un billet. Si la tête va, le corps suit. Mais il ne faut pas oublier que je me suis élancé le lendemain de la finale du Mondial… Et il y a fallu fêter ça comme il se doit, grâce ou à cause de cette victoire. C’est donc épuisé que j’ai rejoint Barcelone quelque 250 km plus au sud, vraiment dans la douleur. J’ai fait une pause de trois jours à Valence où j’ai rechargé mes batteries. Physiques et mentales. J’accélère désormais, malgré mon vélo de 60 kg.

Vos objectifs sont-ils en passe d’être atteints ?

J’ai la grande chance d’avoir 30 ans le 13 novembre prochain. D’après mes calculs, et si on suppose que cela tienne pour les 1 000 prochains kilomètres, je pourrai être en présence de mes proches pour passer ce cap ! Et déjà penser à la saison 2020 qui se déroulera aux États-Unis, avec pourquoi pas un nouveau challenge, une traversée Atlantique – Pacifique par exemple. Un New York – San Francisco, sorte de fantasme dans mon esprit. Relier ces deux océans reste une lointaine idée. Mais qui sait, peut-être qu’un jour je déclencherai mon compteur depuis Time Square.

Jeudi dernier, il était du côté de Tanger

« Voilà 48 heures que j’ai posé le pied sur le continent africain. Et directement la première galère. J’ai en effet débarqué à Tanger Med au lieu de Tanger tout court. Comment j’aurais pu savoir ça moi ? Ce port où les camions relient Gibraltar est l’un des points d’entrée pour les migrants. J’ai donc assisté tristement à des dizaines de personnes courant derrière les remorques pour tenter leur chance sur le vieux continent. Tanger « med » se situe à un peu plus de 50 km à l’Ouest de la vraie ville de Tanger. J’ai donc commencé mon échauffement marocain par 900 m de dénivelé et beaucoup de vent, jusqu’à atteindre la ville.

Tanger est une de ces villes où il fait bon vivre. La plage, le shopping et sa vielle ville donnent du charme à l’ensemble. Même s’il m’aura quasiment été impossible de circuler dans cette fourmilière géante. Même problème pour quitter le bourg. La circulation est comme je m’y attendais. Chaotique. Ici la route, faut se la faire ! Parlons de l’état de ces routes justement. Pour le moment, c’est du trial. Et la pluie de la nuit dernière n’a rien arrangé. Mais qu’importe je roule.

J’ai enfin rejoins l’Atlantique aujourd’hui. Un moment que j’attends ça ! J’ai suivi la côte face aux vents qui se déchaînent depuis plusieurs jours maintenant. C’est donc allongé sur ma bicyclette que mon itinéraire m’a fait grimper dans l’arrière pays. Demain (vendredi), je rejoindrai la côte où j’espère retrouver un peu de civilisation pour recharger mes vivres. Et pourquoi pas Rabat à 120 km pour, pourquoi pas une nuit au chaud afin d’éviter la pluie qui tombe de nouveau sur ma tente ce soir. »

 


Il s’agit d’un article paru le dimanche 27 octobre 2019 dans Ouest-France. Voir l’article sur le site ouest-france.fr.

Revivez l’interview d’Hélène chez Radio Laser

Au Canoë-Kayak Club de Pont-Réan, on a le sourire, et pour cause : Tony Debray et Hélène Raguénès ont réussi leurs championnats du monde en Espagne avec respectivement trois et une médailles d’or. L’occasion d’échanger sur le travail pour en arriver là, les efforts consentis mais aussi les combats et les revendications légitimes que peuvent avoir ces sportifs de haut niveau.

Revivez l’interview du 9 oct. 2019 en allant sur le site de Radio Laser: https://www.radiolaser.fr/Canoe-Des-champions-du-monde-a-Pont-Rean_a25745.html

Le club reconnu comme un acteur local pour participer au développement du tourisme à Pont-Réan

La commune de Guichen Pont-Réan aux côté de l’intercommunalité et en partenariat avec le Canoë-Kayack Club de Pont-Réan s’engage dans une démarche de développement du tourisme autour de la Vilaine. Pour en savoir plus, lisez l’article paru dans le Reflet n°451 oct.-nov. 2019, le bulletin communal de Guichen.


Source: Reflet n°451 oct.-nov. 2019.

Une moisson de médailles d’or pour le club avec Hélène et Tony aux Championnats du Monde Sénior de descente sprint 2019

Du 25 au 29 septembre 2019 se déroulent les Championnats du Monde sénior de canoë-kayak descente sprint à La Seu d’Urgell en Espagne.

Hélène Raguenes et Tony Debray, tous deux licenciés au CKCPR et membres de l’équipe de France sénior ont brillé lors de ces championnats du monde sénior.

D’abord lors des épreuves par équipe, puisque lors de la première journée ils ont rapporté 3 médailles pour la France, une en or pour Hélène en patrouille C1D, et deux en or pour Tony en Patrouille C1H et C2H. Une bien belle entrée dans la compétition. Ces résultats préliminaires ont permis à la France d’être déjà triple Championne du Monde de descente lors de la première journée de compétition.

Après cette très belle performance par équipe, nos deux athlètes pont-réannais se sont brillamment qualifiés pour la finale des épreuves individuelles de sprint. En finale, Tony décroche un nouveau titre de Champion du Monde sénior en C2H avec Louis Lapointe et une 5è place en C1H et Hélène une très belle 6è place en C1D.

Voici un extrait en vidéo de la finale C2H avec le passage de Tony et de Louis. Voici un autre extrait de vidéo encore plus impressionnant.

Bravo à nos deux athlètes.

PS: Sur la photo en début d’article, Tony Debray licencié au Canoë-Kayak Club de Pont-Réan est au premier plan, avec son coéquipier de toujours Louis Lapointe licencié au club de Gérardmer à l’arrière du canoë bi-place.

Ci-dessous vous trouverez les articles de presse relatant ces exploits:


Source: Ouest France, édition du 26/09/2019 pages Sport – National.


Source: Ouest France, édition du 26/09/2019 pages Sport – Bretagne.


Source: Ouest France, édition du 30/09/2019 pages Sport – National.

Deux athlètes du CKCPR, Tony Debray et Hélène Raguenes participeront aux Championnats du Monde sénior fin septembre 2019

Le Canoë-Kayak Club de Pont-Réan est très fier d’annoncer que Tony Debray et Hélène Raguenes se sont brillamment qualifiés pour participer aux prochains Championnats du Monde de Canoë-Kayak de descente à Seu D’Urgell en Espagne du 23 au 30 septembre 2019.
Ils font partis des 15 athlètes français retenus en équipe de France pour défendre nos couleurs et celle de Pont-Réan.
Tony, actuel champion d’Europe et de France ira défendre son titre de champion du monde déjà décroché en 2018.
Hélène également championne de France ira aussi défendre son titre de championne du monde 2018.
Cet évènement réuni à la fois les championnats du monde de descente et de slalom (cher à l’autre Tony … Tony Estanguet, multiple champion du monde et olympique).
Pour suivre leurs performances connectez-vous sur le site du club http://ckcpr.fr/ ou sur la page Facebook CANOË KAYAK CLUB Pont-Rean.
Que les Druides soient avec eux!

Ouverture d’un créneau sport-santé le vendredi soir de 18h à 19h30

Le Canoë-Kayak Club de Pont-Réan ouvre un nouveau créneau sport-santé avec orientation fitness le vendredi soir de 18h à 19h30 (voir le flyer). Ce créneau est ouvert à toute personne majeure désireuse de pratiquer une activité adaptée et progressive en fonction de chacun.

La pratique de cette activité se fera principalement dans un « CanoBus », un canoë collectif. Notre devise: « Seul on va plus vite, à plusieurs nous allons plus loin ». Dans une embarcation commune, il est possible de se reposer, le bateau avance quand même. Une dynamique d’entraide et des échanges se mettent alors facilement en place au sein du groupe. En hiver, nous proposerons des activités en salle ou des séances de piscine afin de mieux connaître son corps et de savoir l’exploiter avec efficacité et bienveillance.

Nous proposons des séances d’essai gratuites les vendredi 6 et 13 sept. 2019. Venez découvrir cette nouvelle activité encadrée par Mélanie, l’une de nos deux salariés formée au sport-santé.

Si vous souhaitez nous rejoindre, vous pouvez télécharger le dossier d’inscription. Nous serons présent au forum des association de Guichen et de Bruz le samedi 7 sept. et à celui de Guignen le dimanche 8 sept. 2019.

 

Forum des associations sept. 2019

Le Canoë-Kayak Club de Pont-Réan sera présent au forum des associations de:

  • de Guichen samedi 7 sept. de 10h à 16h;
  • de Bruz samedi 7 sept. de 9h30 à 15h;
  • et de Guignen dimanche 8 sept. de 9h à 12h30.

N’hésitez pas à passer nous voir.

Si vous hésitez à nous rejoindre, nous proposons des séances d’essai gratuites:

  • les mercredis 4 et 11 sept. de 14h à 16h sur le créneau jeunes
  • les samedis 7 et 14 sept. de 9h30 à 12h sur le créneau loisirs adultes
  • les vendredis 6 et 13 septembre de 18h à 19h30 sur le créneau Sport-Santé

Si vous souhaitez nous rejoindre, vous pouvez télécharger le dossier d’inscription:

  • dossier d’inscription pour les adultes nés avant le 01/01/2001
  • dossier d’inscription pour les jeunes nés après le 31/12/2002

Comme le souligne l’article ci-dessous paru dans Ouest-France le 30 août 2019, nous organisons également des balades apéro le jeudi soir de 18h à 21h (information et inscriptions) et dimanche 15 sept. une randonnée nautique sur la Seiche (information et inscriptions).